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mercredi 18 juin 2014

O...

comme OUVRIER.
Métier récent apparu au XVIIIe d'abord en Angleterre, puis en France et en Europe, engendré par la révolution industrielle tout au long du siècle suivant. Les bouleversements techniques considérables dans différents secteurs ont apporté une demande massive d'ouvriers.
L’apprentissage, long et fondamental dans l’artisanat devient inutile dans l’industrie : quelques heures suffisent. C’est la porte ouverte à tous les abus, à la recherche systématique de l’ouvrier sans qualification, au remplacement de l’ouvrier par l’ouvrière puis de celle-ci par des enfants. C'est l'apparition du paternalisme et du syndicalisme.
Nous ne trouverons pas mention d'ouvrier avant cette période. Nos ancêtres ont du avec la diminution des petits métiers et la forte demande de personnel peu qualifié trouver d'autres façons de gagner leur vie : l'ouvrier est une personne qui loue ses services dans le cadre d'un travail artisanal, industriel ou agricole en échange d'un salaire.
Pour mieux contrôler les déplacements croissants des populations, est créé le en décembre 1803, sous le Premier Empire, le livret d'ouvrier. Ce document s'inscrit dans une politique qui vise à accentuer une certaine docilité de l'ouvrier envers les patron.Un ouvrier rebelle ne trouverait en effet pas de travail puisque ce serait indiqué dans le livret qu'il doit présenter au patron à qui il demande un nouvel emploi.



Livret d'ouvrier



Si vous désirez voir la totalité du livret : http://fr.wikipedia.org/wiki/Livret_d'ouvrier

Le travail en manufacture n’est souvent qu’un complément pour le paysan pendant la morte-saison, pour la femme avant le mariage, pour les jeunes avant le service militaire. Ainsi, les manufactures ne sont pas uniquement localisées dans les villes mais surtout disséminées en milieu rural.
Au XIXe, la France est encore un pays très rural. La plus grande partie de la population française vit encore dans les campagnes, mais c'est tout un monde qui change sous la double influence de la révolution industrielle et de la révolution des transports. La petite propriété agricole demeure familiale, les ouvriers agricoles, sans terre, sont nombreux.
Les paysans-ouvriers sont moins sensibles à la conjoncture en cas de crise, ayant la possibilité de travailler dans les champs ou de cultiver leur jardin.


Scène de moissons

J'ai trouvé, dans mes arbres, plusieurs ouvriers ; grand-oncle maçon ou ouvrier agricole, cousin  seulement ouvrier ou mineur,  mais aussi des femmes qui étaient lingères, blanchisseuses ou bien fileuses dans une manufacture. Tous ces métiers de la fin du XIXe et du début du XXe ne sont ils pas des métiers d'ouvriers et d'ouvrières où le salaire est bien bas, les conditions de travail dures, l'exploitation accrue et où nos ancêtres commencent à émigrer  loin de chez eux, ce qui nous amène parfois à effectuer des recherches quelque peu tortueuses.

1 commentaire:

  1. Quelques peu tortueuses, cela est bien vrai, et combien nous arrachons-nous de cheveux à cause de ces recherches quelque peu tortueuses ;-)

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