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lundi 23 juin 2014

Q...

comme QUELS SONT LES METIERS PERDUS ?
Nos ancêtres exercent en majorité presque tous les mêmes métiers aux mêmes époques. Parfois notre arbre ne concentre presque que des métiers relatifs à une catégorie professionnelle. Dans les Deux Sèvres et le Maine et Loir au XVIIe et au XVIIIe, pratiquement tous les métiers de ma branche maternelle sont en rapport avec le travail de la terre. Quelquefois nous trouvons des professions moins courues ou plus "honorifiques. Mais qu'en est-il de ces métiers dont la dénomination nous parait aujourd'hui surannée mais qui a leur époque avaient leur utilité et permettaient à toute une partie de la population souvent laborieuse de pouvoir manger et avoir un toit où dormir.
Certains de ces métiers s'exerçaient dans les grandes villes, dans le monde rural on pouvait plus facilement louer ses bras pour subvenir aux besoins de sa famille, mais quelques fois deux activités étaient nécessaires afin de pouvoir vivre décemment.
 
Voici quelques uns de ces métiers toutes périodes et toutes catégories confondues :
 
-les rouleurs de tonneaux comme leur nom l'indique sont les déchargeurs, rouleurs et chargeurs de tonneaux ; une déclaration de 1715 indique quels sont leurs droits sur les vins d'étape. L'étape était autrefois le nom donné aux places publiques où les marchands étaient obligés d'apporter leurs marchandises pour les y mettre en vente.


- les étameurs et rétameurs dont le métier consiste à préparer et réparer les ustensiles métalliques.  L'étamage est l'action de déposer une couche d'étain (d'un autre métal ou d'un alliage) sur un ustensile, casserole, couvert, clou, bouton... afin d'en empêcher l'oxydation. Le rétameur quant à lui enlève l'ancien étain afin de le refaire à neuf. Il rebouche les trous des fonds de casseroles et ustensiles en fer blanc.



-les inspecteurs des perruques, aux boissons, des boucheries, des cochons, des veaux...    Ces métiers  sous l'Ancien Régime faisaient tous l'objet de l'achat d'une charge par la personne qui désirait l'exercer, et étaient tous réglementés par une déclaration du roi "concernant la perception des droits d'inspecteurs et portant attribution de la connaissance des contestations relatives à la perception de ces droits". Voltaire s'est amusé de toutes ces charges sous Louis XV et en a tiré "Les Pourquoi" où il cite en marge : le contrôleur-général Ponchartrain, depuis chancelier, est un des ministres qui ont le plus employé ce moyen d’obtenir des secours momentanés ; c’est lui qui disait : « La Providence veille sur ce royaume ; à peine le roi a-t-il créé une charge, que Dieu crée sur-le-champ un sot pour l’acheter."


-les métiers essentiellement féminins qui avaient attrait aux vêtements : les blanchisseuses,  lavandières, lingères, ravaudeuses de chaussettes, repasseuses, brodeuses, couturières, fileuses ; mais aussi les matelassières car  le plus souvent c'étaient des femmes qui poussaient dans les rues et les campagnes leur machine à carder montée sur deux roues, équipée d'un balancier hérissé de dents pointues destinées à peigner la laine tassée des matelas pour leur redonner la souplesse.
Mais aussi les coiffeuses à domicile, les salons de coiffure n'existant pas encore pour les femmes, celles de condition aisée recevaient à leur domicile la coiffeuse pour l'entretien de leur longue chevelure qu'il fallait laver, peigner, friser. La coutume interdisait alors la coupe de cheveux pour les femmes. On disait de celles qui la transgressaient : " C'est une femme de mauvaise vie ".




-bien avant que l'automobile moderne n'apparaisse c'était  le cheval qui transportait les voyageurs et les matériaux en tout genre. C'est bien pourquoi il existait des bourreliers qui fournissaient aux cultivateurs, aux transporteurs tous les harnachements compliqués des attelages : colliers de trait ornementés de gros clous cuivrés luisants, licols, brides, sous-ventrières, que l'on cirait de temps à autre surtout pour les chevaux d'agrément et de cérémonie, des charrons qui confectionnaient des charrues, des herses, des petits véhicules, des carrossiers, des maréchaux-ferrants. La disparition quasi totale des chevaux eut donc pour conséquence la cessation de plusieurs activités pratiquées depuis des siècles par nos ancêtres. Avec les charrons et les maréchaux-ferrants disparurent aussi les maquignons qui s'affairaient autour des bêtes les jours de foire, observant attentivement la dentition, la finesse et la souplesse des musculatures avant de conclure une affaire. Sans oublier en ville les cochers de fiacre et de calèche qui pouvaient aussi être des femmes...



-les cafuts ou cafus sont les femmes ou les jeunes filles chargées de trier les pierres non combustibles dans le charbon remonté de la mine dans le nord. Le charbon remontait du fond et défilait devant-elles sur une bande transporteuse. Elles séparaient les pierres non combustibles , les chistes du charbon. Elles doivent ce nom à l'étoffe qui entoure leur coiffe et qui les protégeait des poussières et maintenait leur chevelure.

 
 

Il y aurait des pages à écrire si nous voulions dresser une liste de tous ces métiers et même si les recherches peuvent être fastidieuses c'est toujours un plaisir de découvrir ces activités qui ont rythmé la vie de nos ascendants.





1 commentaire:

  1. Oui tout à fait il y en a certainement beaucoup qui aujourd'hui ne sont plus. Merci.

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