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dimanche 29 juin 2014

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comme XIXe SIECLE & PROFESSION DES FEMMES
Très souvent les actes que nous examinons ne mentionnent jamais le métier de l'épouse ou de la mère. Cette information est rendue obligatoire avec la création de l'état civil moderne en 1792. La tenue des registres est enlevée aux prêtres des paroisses et remise aux municipalités avec mention des profession, âge et domicile des parties.
Dans les registres paroissiaux, seule la profession ou l'état de l'homme est généralement mentionnée, exception faite des sages-femmes ou des nourrices que l'on retrouve indirectement dans les actes de baptêmes ou de décès des nouveaux nés, ou des servantes. Seules les veuves et les célibataires se voient attribuer un métier quand elles en exercent un.


 

Les femmes ont longtemps été considérées comme étant de simples ménagères seulement bonnes pour faire des enfants. Au Moyen-Age, Les jeunes filles sont destinées à se former en attendant le mariage, à des travaux ménagers ou féminins. Souvent, elles sont dans un premier temps placées dans d’autres familles pour être leur servante et exécuter leurs tâches ménagères afin de se constituer une dot. Une fois adultes, elles sont généralement embauchées comme apprenties par des maître(sse)s afin d’être formées et de se spécialiser dans la profession « choisie ». À la fin du Moyen Âge, la main-d’œuvre féminine tient une place décisive dans l’économie européenne, mais avant cela, au début du XIIe siècle, de nombreuses modifications ont été opérées dans ce domaine. Ces modifications ont permis aux femmes d’exercer un plus grand choix de métiers. Elles travaillent généralement avec leur mari, dans l’entreprise familiale artisanale, marchande ou paysanne. En ville elles peuvent travailler dan le secteur de l'alimentation ou du textile : boulangerie, boucherie, bonnetière, lingère, couturière, blanchisseuse, servante. A la campagne : travaux des champs, soin et garde des animaux, tenue de la maison, filage et tissage du lin, cuisson du pain, préparation des repas et entretien du feu.




A la Renaissance, les femmes sont peu à peu évincées du travail artisanal, à cause de la concurrence qu’elles créent : une loi de 1688 interdit même aux femmes d’exercer une activité artisanale. Les femmes deviennent omniprésentes car elles travaillent toujours mais en même temps invisibles aux yeux de la loi. 
L'état-civil ancien dit peu de choses des occupations féminines, et ce quasi-silence est analogue à celui des actes notariés. En ville le prestige est davantage défini par l'appartenance familiale que par une place dans le système de production ou l'échelle des fortunes, mais bien peu de choses ont changé en ce qui concerne le type de professions exercées par les femmes au Moyen-Age.
Le processus idéologique de le révolution (autre regard sur les femmes) et les transformations économiques (féminisation des travaux) vont permettre un accroissement du nombre des mentions relatives à l'activité féminine, accompagné par la création de l'état civil moderne.
Néanmoins il faudra encore se tourner vers d'autres fonds (rôles des contributions, registres des métiers entre autre) pour connaître la profession de nos ancêtres femmes.

Boulangerie
 

Dentelière
 
 
Avec la révolution industrielle, la situation des femmes est examinée avec un œil attentif. Les femmes qui travaillent dans les usines sont considérées comme un problème moral, surtout lorsqu’elles sont mariées. Avant la révolution industrielle, elles pouvaient travailler à la maison. Mais après cela, la question était de savoir comment une femme mariée pouvait remplir ses devoirs domestiques en travaillant hors de la maison. Les gens qui s’y opposaient venaient surtout de la bourgeoisie. En 1849, Jeanne Deroin se présente aux élections en France alors que les femmes n’ont pas encore le droit de vote.
Selon Jules Ferry, toute femme qui travaille n’en est plus une. Pour l’Église catholique, l’opposition pour le travail des femmes dans les usines vient du fait qu’elles suscitent le désir sexuel dans les lieux de travail. À certains endroits, les patrons peuvent exiger le droit de cuissage si une femme veut un emploi. Les ouvriers n’ont pas vraiment d’opposition face au travail des femmes car cela rapporte au ménage un revenu supplémentaire. Les bourgeois sont en désaccord parce qu’ils sont inquiets pour la suprématie masculine. Ils craignent la masculinisation de la femme. Celles qui travaillent le font en général dans des usines de textile et sont toujours sous la direction d’hommes. Le XIXe siècle fut très misogyne et la classe ouvrière avait fondé son identité sur les symboles de virilité. Voilà pourquoi les femmes à cette époque furent mal perçues. Cependant, leur situation changea progressivement tout au long du XIXe siècle.

 
 
 





 
 

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