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samedi 1 novembre 2014

MARIE : 200 MOTS POUR DEUX VIES

"De mes quatre aïeules, mes deux arrière-grands-mères poitevines sont celles que je connais le plus. Non pas physiquement, mais par les récits que m'en a fait ma mère, les photos familiales et les souvenirs des plus anciens.
De mes arrière-grands-mères paternelles presque rien, si ce ne sont des copies d'actes d'état civil et quelques photos numérisées de piètre qualité, mais surtout plus personne pour raconter leurs vies.
Pourtant entre Marie l'Alsacienne et Marie l'Aveyronnaise que de différences.
La première est née dans une famille de vignerons dans le Haut-Rhin en 1861, a vécu l'annexion allemande en 1870, s'est mariée en 1886 et a émigré avec sa famille à Saint-Dié en 1901 où elle redevient française. Je la retrouve veuve pendant la guerre 14-18 installée en Savoie où sa fille se marie, elle part ensuite à Toulon avec cette dernière. Elle est encore présente en 1926 au mariage de son fils où elle rencontre peut être Marie l'Aveyronnaise pour la première fois. Puis plus rien, plus de trace.
La seconde est née dans l'Aveyron en 1870, fille unique dans une famille de la petite bourgeoisie, elle épouse en 1896 mon arrière-grand-père, notaire issu d'une famille de notaires. Elle perd très tôt son premier enfant et en 1917 se retrouve veuve et ruinée. Rien entre cette date et 1958 année où elle décède près de sa fille à Toulon.
Je partage avec elles le même prénom, mais surtout une ressemblance physique avec Marie l'Aveyronnaise pour qui j'ai une affection plus personnelle."
 

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