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mercredi 28 janvier 2015

MES EPINES GENEALOGIQUES


Mon arbre me semble parfois s'apparenter à un rosier tant les épines s'y accumulent. Il y a celles qui bloquent son avancée depuis un bon nombre d'années et pour lesquelles je désespère d'y arriver. Celles qui se débloquent par soubresaut, à peine une nouvelle information est-elle découverte qu'une nouvelle épine vient s'y greffer. Celles qui ne seront résolues qu'après plusieurs visites aux archives départementales de plusieurs départements, ces derniers étant bien sûr éloignés les uns des autres. Et enfin les épines récentes que je laisse plus ou moins volontairement de côté car une épine n'est une épine que si elle s'avère vous tenir en haleine assez longtemps.
Si ces épines nous font quelquefois "tourner en bourrique", elles nous permettent de découvrir aussi des documents dans lesquels nous n'aurions pas eu l'idée d'aller chercher, d'exploiter des fonds oubliés, de mettre en avant nos talents de chercheurs ou d'enquêteurs, c'est selon, mais aussi de remettre en cause nos méthodes.
Qu'importe l'épine, il nous restera toujours quelque information à rechercher, une question à se poser et encore beaucoup d'heures de recherche et d'échanges en perspective.




Insoluble : la plus longue...
Dans les années 1820 Gabriel BRANE, vigneron à Gradignan en Gironde, veuf depuis 1813 vit maritalement avec Jeanne CASTAING (patronyme très répandu dans ce département) avec qui il aura quatre enfants. Tous sont mariés et établis sur leur lieu de naissance excepté un fils dénommé Pierre. Je possède toute l'ascendance de Gabriel, mais rien sur Jeanne, pas de date de naissance ni de date de décès, pas de filiation non plus, pour son "époux" Gabriel aucun décès et pas de trace de leur supposé fils Pierre. J'ai consulté un grand nombre de tables décennales, les registres d'état civil des communes alentour, les listes des passagers candidats à l'émigration, les tables de succession, les recensements.... 25 ans que je cherche en vain.

Une avancée toutes les décennies :
Dans les Deux-Sèvres, vers 1750,  Louis ROY, boulanger, et Marie LECONTE sont parents d'au moins 8 enfants dont 6 nés dans la même commune. Impossible de localiser leur lieu de mariage, leur famille proche ou une quelconque origine malgré les parrains, marraines et témoins.
Contactée par une "cousine" recherchant le même couple, elle m'indique une éventuelle présence sur l'île de Ré. Effectivement après que Marie fut décédée en 1763 dans les Deux-Sèvres, Louis décède en 1786 à Saint-Martin en Ré. Il semble qu'il ait fait la navette entre l'île de Ré et les Deux-Sèvres pendant 23 ans. Une partie de ses enfants s'établit à Saint-Martin, une autre reste dans sa commune de naissance sans distinction d'âge dans la fratrie, la dernière semble avoir disparu. Sur le chemin de l'île de Ré ?
Il y a deux ans je découvre par hasard la naissance d'un autre enfant dans une commune à la frontière de la Vienne mais sans rien qui puisse m'avancer.
Quelques communes des Deux-Sèvres ont vu leurs registres détruits à la révolution, ce qui ne facilite pas les recherches. De plus les patronymes ROY et LECONTE sont légions en France...

En attente :
La liste est assez conséquente et les services d'entraide ne pourront pas m'aider beaucoup car ce sont des recherches par "tatônnement", je prends donc mon mal en patience jusqu'à mon prochain déplacement généalogique. Il s'agira de fouiller les minutes notariales, les compoix, les fonds propres à chaque département...

La plus récente mais pas la plus simple :
Comment retrouver les traces de l'émigration de mes arrière-grands-parents paternels et de leurs enfants de l'Alsace au Var en passant par la Savoie durant le premier quart du 20ème siècle ? Où sont-ils décédés, que sont devenus certains de leurs enfants, quel a été pour eux l'impact de la première guerre mondiale dans cet exode...? Des recherches certes plus contemporaines, mais qui ne sont pas toujours faciles à appréhender, certains documents sont lacunaires et il est difficile de retrouver les traces des réfugiés, des blessés et des déplacements de population.

Finalement il n'y aura que mes recherches portugaises à 1200 km de chez moi, par internet, pour lesquelles je n'ai pas encore trouvé d'épine. Si il n'y a pas mention des âges, ni des professions dans les actes des registres paroissiaux portugais, il y a toujours la mention du lieu d'origine et très peu de lacunes dans les paroisses que j'ai pu consulter. De plus la seule mention, jusque dans le milieu du 18ème siècle, des noms, prénoms, paroisses d'origine et paroisses d'habitation des grand-parents lors de chaque naissance ne peut que faciliter les recherches.


2 commentaires:

  1. Bonsoir,
    Le premier mariage de Gabriel BRANNE et Marie DARTIGUES a été célébré le 19.09.1811. Ses parents Jean BRANNE et Marguerite BERNARD sont vivants et demeurent à Gradignan. La recherche continue...Généamicalement. Girondegénéanet

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