Les tenues de deuil féminines étaient codifiées et étaient avant tout destinées à être un marqueur social fort.
Le deuil comporte trois périodes vestimentaires plus ou moins longues selon le degré de parenté avec le défunt.
La première dénommée grand-deuil est la période de crêpe ; sont autorisés les lainages unis d'un noir mat comme la crêpe de laine, le crépon, le sergé...
La seconde le petit deuil est la période de soie noire qui admet les lainages noirs fantaisies c'est-à-dire satinés, brodés, garnis de soie...
La dernière période celle de demi-deuil comprend la soie mate ou brillante, les lainages dont les tons sont violets, mauve ou gris. 
Le vêtement est aussi accompagné d'une coiffe ou bonnet que l'on voilait le plus souvent d'un crêpe noir ou  que l'on bordait d'un galon noir. Dans certaines régions la coiffe de deuil était une coiffe à part entière. Dans les milieux les plus aisés où l'on pouvait acheter une nouvelle coiffe, cette dernière pouvait être entièrement noire et très élaborée.


Toutefois les femmes des milieux populaires très souvent vêtues de sombre dans leur quotidien  n’avait pas les moyens de s’habiller de neuf à l’occasion du décès de leur mari. Portant déjà des couleurs associées au deuil, ces femmes des campagnes se voyaient contraintes d'adopter à leur veuvage un détail vestimentaire pour les distinguer tel que le port d'un châle ou d'un fichu noir, d'une coiffe de deuil ou d'une cape de grand-deuil.