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jeudi 22 juin 2017

S comme SARRAU et SOUQUENILLE

Avant l'invention de l'école et le port du sarrau par les écoliers, ce vêtement était déjà utilisé depuis plusieurs décennies.
Les différents dictionnaires de l'Académie Française au XVIIIe et XIXe siècles le définissent comme une espèce de souquenille que portent les paysans, les rouliers & les soldats. 
Au XXe siècle la définition change un peu est le sarrau est une  sorte de blouse que portent les paysans, les charretiers, etc., par-dessus leurs vêtements.
La souquenille est un long vêtement fait de grosse toile, que prenaient les cochers et les palefreniers pour s’en couvrir quand ils pansaient les chevaux. C'est aussi dans un autre registre un mauvais vêtement, une guenille, une loque.
La sarrau est donc une blouse de travail ample à manches longues, portée par-dessus les vêtements. De différentes couleurs, de différentes matières et de différentes utilisations : bleu, blanc, de toile bise, écrue ; sarrau de paysan, de peintre, de roulier, le mot sarrau est aujourd'hui utilisé pour nommer la blouse des chirurgiens.
Au XIXe siècle, les hommes portent un sarrau bleu en coton, en lin ou en chanvre. C'est le vêtement type de la classe ouvrière et agricole à cette époque. Selon si il est vêtement de fête ou de travail, quelques différences apparaissent dans l'ampleur et la longueur selon les régions. Il se porte au-dessus d'une camisole de laine ou de flanelle. Certains corps de métier se distinguent par une couleur de sarrau particulière.


Du sarrau des paysans
à celui des écoliers

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