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vendredi 9 novembre 2018

H comme HEURES CANONIALES

Jusqu’au XVe siècle, la seule manière de compter le temps est la manière romaine : 12 heures de jour, 12 heures de nuit. En fonction des saisons, ce nombre d’heures se réduit ou augmente. Le temps est alors rythmé par les saisons. Le seul point fixe est le repère de midi. Ce temps est bien évidement approximatif car aucune horloge mécanique n’existe.
Pour nos ancêtres, le repère quotidien qui se met alors en place est la cloche qui sonne les heures canoniales. Chacune de ces heures est rythmée par les sonneries de cloches (et un certain nombre de tintements selon l'heure) qui appellent les moines à la prière et donc indiquent à l'homme le rythme de sa journée. Ces heures sont découpées en huit parties et peuvent être différentes d’un village à l’autre car il n’y a aucun moyen de contrôle. De sorte que le village B va se calquer sur le village A s’il entend les cloches du premier sonner.
La Prime est la première heure au lever du soleil.
La Tierce correspond à la troisième heure du jour.
La Sixte ou Sexte et la None sont la sixième et neuvième heure du jour.
Les Vêpres correspondent au soir soit la tombée de la nuit et le souper.
Les Complies marquent le moment avant le coucher.
Les Matines (ou Vigiles) comme leur nom ne l’indiquent pas correspondent au milieu de la nuit soit minuit.
Les Laudes correspondent à l’aurore et constituent un louage au soleil qui va se lever.


Heures canoniales au Moyen-Age pour l'été et l'hiver

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