I... comme Innocents

Le 28 décembre a lieu généralement la fête des innocents : ces garçons nouveau-nés massacrés en Judée sur ordre du roi Hérode, qui espérait faire périr parmi eux l'Enfant Jésus. 
Au Moyen-Age, c'étaient les écoliers et les enfants, en particulier, qui célébraient la fête des Innocents : c'était par excellence la fête des "Enfants" à qui l'on permettait et pardonnait tout. Toute violence était également prohibée ce jour-là, les chevaliers devaient cesser de guerroyer en observant une trêve.
A la fin du Moyen Age, la liberté de parole et d'action dominait. Tout était prétexte à rire à gorge déployée, à se déguiser et à se moquer. Comme pour le Carnaval, la fête des fous ou encore celle de l'âne, la fête des Saints-Innocents voyait elle aussi  l'ordre de la société se renverser : un enfant était d'ailleurs désigné "évêque d'une journée". La fête des innocents est devenue une des grandes fêtes populaires, apanage des jeunes gens célibataires et représentait alors un monde situé hors des normes habituelles.
Ces réjouissances liées aux fêtes religieuses n'étaient pas toutes des cérémonies solennelles et l’Église tenta en vain de les interdire.

Mémoire pour servir à l'histoire de la Fête des fous, Lausanne et Genève, 1751

Commentaires

  1. Ah, l'Eglise et son véto... Bien innocente, cette fête des innocents, pourtant ! Merci pour le partage !

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    1. Beaucoup de ces fêtes religieuses ont évolué dans le temps et l’Église n'a souvent pas apprécié ces changements !

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